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Spécifications

Production artisanale

Description des modes de production

Avant tout, il convient de préciser ce que l'on entend par filigrane. Il s'agit d'une technique d'orfèvrerie basée sur un travail artisanal, utilisant des fils d'or ou d'argent très fins, torsadés deux à deux et aplatis/écrasés, appliqués sur une armature/squelette préalablement définie et élaborée (également en or ou en argent). L'armature est de la responsabilité de l'orfèvre, qui lui donne la forme de la pièce et délimite la zone à travailler et à remplir de fil. Ce travail minutieux, qui consiste à remplir les pièces avec les fils torsadés très fins, revient aux « rempisseuses », généralement (et traditionnellement, surtout à Gondomar) des femmes, qui, avec délicatesse, légèreté et patience, remplissent les armatures selon l'esthétique dictée par la structure (armature).

Le Répertoire des Activités Artisanales, qui classe les activités du secteur des arts et métiers et les regroupe en catégories, définit la technique de la filigrane comme le « processus visant à obtenir des fils extrêmement fins à partir d'une barre d'or ou d'argent, qui sont ensuite torsadés manuellement pour former un cordon crénelé. Le fil est courbé, enroulé et entrelacé jusqu'à obtenir l'effet désiré. Il existe la filigrane d'application (pour décorer/remplir d'autres pièces) et celle d'intégration (pièce entièrement réalisée en filigrane). »

En fait, la filigrane a d'abord été une technique d'application sur des bijoux préexistants, purement décorative et, peu à peu, elle s'est imposée en devenant, elle-même, une pièce individualisée et valorisée esthétiquement. Effectivement, deux courants ont accompagné la production de filigrane à travers les temps : dans une première phase et jusqu'au XIXe siècle, la filigrane apparaît appliquée sur des pièces d'orfèvrerie, comme ornement ou décoration d'objets luxueux, souvent associée à des pierres précieuses, des émaux et d'autres décorations. Il s'agit de la technique d'application, où la filigrane n'avait pas le rôle principal, mais était appliquée sur des bijoux préexistants, contribuant à leur décoration et à leur valorisation esthétique.

À partir du second quart du XIXe siècle, la filigrane se retrouve de plus en plus souvent comme technique d'intégration, plus complexe et techniquement plus exigeante, réalisant des pièces individualisées qui se suffisent à elles-mêmes (sur une armature, le filigraneur tisse toute l'œuvre avec des fils très fins et délicats).

Nous ne pouvons manquer ici de citer des extraits du travail de Rocha Peixoto « As Filigranas » (1908), où l'auteur expose si bien toutes les étapes du processus traditionnel de fabrication de la filigrane, observé minutieusement dans les deux principaux centres de production au Portugal, Gondomar (S. Cosme) et Póvoa de Lanhoso (Travassos) :
« Pour la fabrication d'une pièce de filigrane, on commence généralement par organiser son ossature fondamentale, destinant les grands espaces que les nervures structurales délimitent à être garnis ou remplis par le fil d'or ou d'argent, dont la finesse et la disposition caractérisent cette spécialité artistique. À l'ossature (…) c'est ce que, à Travassos, on appelle l'armature, bande d'or ou d'argent obtenue dans ce qu'ils appellent le cylindre, c'est-à-dire, entre deux tambours d'acier parallèles, animés d'un mouvement et leur donnant l'épaisseur et la largeur désirées. (…)

Une fois l'armature réalisée, le fil qui va la décorer et la remplir est suffisamment aminci pour se courber et s'enrouler en spirales ou en 'SS' et en bobines, comme on dit à Travassos, ou en 'crespos', comme on l'appelle à Gondomar. Pour obtenir le fil, on n'utilise plus, mais on se souvient encore, du marteau, (…). Il a été remplacé par la filière ou damasquin. Et la filière est, comme on le sait, une épaisse plaque d'acier percée de trous avec des calibres successivement décroissants, à travers lesquels l'or et l'argent sont amenés à l'épaisseur d'une arête et même d'un cheveu. Cette opération s'appelle tirer l'or (Travassos). Et pour cela, on commence par placer la filière entre deux blocs de bois, parallèles et fermes à l'extrémité de la surface d'un établi. L'or ou l'argent, préalablement fondu et coulé dans des barres (S. Cosme), et battu en rond sur une enclume, sont amenés à une des ouvertures de la filière. On fait sortir la pointe du fil à étirer, et cette pointe est agrippée par une longue pince à branches recourbées, où s'accroche la chaîne de fer reliée à l'axe d'un treuil à l'extrémité opposée de l'établi qui supporte le damasquin. Une fois le fil tiré, on passe ensuite à l'orifice immédiatement inférieur et ainsi de suite jusqu'à obtenir l'amincissement requis.
C'est ici que s'arrêtent les orfèvres de Travassos. À Gondomar, cependant, on préfère généralement le cylindre à l'établi, passant de là au fil, comme d'ailleurs de l'établi, au plateau, où, d'une nouvelle filière annexe aux trous très fins, le filigraneur tire à la main, avec une pince, le filigrane. C'est alors que le fil atteint l'épaisseur d'une arête. Finalement, du plateau il va au petit chariot, dans lequel, à travers les très fines ouvertures des rubis, les deux métaux atteignent l'extrême finesse. (…)
En général, on n'utilise pas le fil simple. On en prend deux, on les tord à la main, l'opération se terminant entre deux planches, puis on soumet rapidement le cordon au feu de la forge – ce qu'on appelle aussi recuire – liant ainsi la paire de fils, puis on les passe au cylindre qui les écrase, les transformant en un mince ruban à dentelure subtile que l'entrelacement explique. Le fil torsadé avec un autre identique et donnant l'impression d'un seul fil gravé est, et fut dans l'Antiquité, l'élément principal de la filigrane. ()
Il reste à remplir les armatures (…). Mais préalablement on organise les 'SS' et les 'crespos' (…). Pour courber et enrouler le fil des 'SS' (…), on utilise la buchela (Travassos), sorte de pince en acier dont les branches se terminent en biseaux. Sur le plateau de fer, en forçant, tenant, tournant et relâchant le fil, lentement on lui donne la courbure, le coupant avec l'un des biseaux dès que le S ou la spirale a atteint la dimension et l'enroulement nécessaires. Avec la buchela, encore à Travassos, on obtenait les bobines. À Gondomar (…) il y a le fer à crespo, sorte de pince dont les branches se rejoignent à l'extrémité en cône. Le fil d'or est fixé à l'extrémité de l'outil, introduit dans l'emboutisseuse – qui est une lame avec de petites cavités coniques – et on donne au fer un mouvement de rotation plus ou moins prolongé. Il est clair que le fil s'enroule autour du fer ; et comme la cavité a la forme d'un minuscule cône inversé et que l'extrémité conique du fer s'y adapte, l'ornement obtenu est un minuscule cône (…).
Alors, une fois ces rouleaux obtenus, on procède enfin au remplissage des armatures. Une fois la pièce ou une partie de celle-ci réalisée, (…), on la dispose sur un charbon ou sur une sorte d'ombelle constituée principalement de nombreux fils de fer, que l'on nomme à S. Cosme 'piruca' et à Travassos 'aranhola'. On la couvre ensuite de soudure. Et le chalumeau (…) intervient maintenant avec sa fonction caractéristique. (…)
Dans la pratique d'une soudure si subtile qu'elle n'est pas perceptible à l'œil nu réside la suprême habileté de l'artisan. (…)
À Travassos, la moitié de la soudure est composée d'or et l'autre moitié se compose d'un tiers de cuivre et de deux tiers d'argent. À Gondomar, à 10 grammes d'or on ajoute un gramme et demi d'argent et un gramme et demi de cuivre et de trincal. On saupoudre la soudure avec la 'borrachinha' et, en appliquant le chalumeau, on surveille en continu l'action du feu. (…)
La pièce de filigrane en or, une fois soudée, est de nouveau recuite afin de faire disparaître les effets de la fumée et de la soudure. (…)
Après le nettoyage, il reste encore à la faire rougir. (…)
(…) Les filigranes, après avoir reçu la couleur, sont encore sablés ou polis avec du sable fin, de l'eau et une brosse, afin d'obtenir l'éclat connu. Cela fait, les objets sont brunis, ultime et très simple opération qui se limite au frottement habile et, d'ailleurs, sommaire, d'une tige cylindrique en acier – le brunissoir. (…) »


Le processus de production qui sera décrit ici est la méthode artisanale traditionnelle de production de la filigrane (même si, actuellement et de façon compréhensible, avec quelques différences par rapport à ce que décrit Rocha Peixoto au début du XXe siècle). Aujourd'hui, certaines étapes de production ont été modifiées, simplifiées, soit par l'évolution des équipements utilisés, soit par l'acquisition de la matière première déjà préparée et prête à l'emploi (fils), ce qui n'altère en rien le caractère artisanal de l'activité.

Cependant, nous soulignons que le présent processus de certification de la filigrane ne couvrira que la production artisanale de la filigrane, toute pièce dont la filigrane est réalisée par la méthode d'injection, si présente actuellement sur le marché et responsable de la dévalorisation et de la banalisation du terme « filigrane », étant exclue, ce qui induit le consommateur en erreur et pénalise les orfèvres/filigraneurs qui voient leur produit, fruit d'un processus artisanal complexe et long, comparé à des pièces industrielles et de production de masse.

• Dessin
Le point de départ pour la création d'une pièce de filigrane est le dessin, généralement réalisé sur une feuille de papier par l'artisan lui-même ou sélectionné par lui parmi une panoplie de dessins-modèles préexistants et bien conservés dans les ateliers traditionnels. Il doit être précis et clair et fournir toutes les données nécessaires à une lecture correcte et à la transposition vers le métal. Pour la plupart, ce sont des dessins libres, intuitifs, issus de l'observation et de la reproduction par l'artisan, ou de simples esquisses sans tenir compte de questions plus complexes et complètes que le dessin technique impose. Le dessin doit suivre une échelle aussi réelle que possible, afin d'éviter les erreurs lors du transfert sur la pièce, par des interprétations incorrectes et des projections qui compromettraient la représentation parfaite de la pièce dessinée. Actuellement, et en raison de l'intégration, dans certains ateliers d'orfèvrerie, de designers chargés de concevoir des pièces plus contemporaines, les méthodes évoluent et sont progressivement informatisées. Cependant, pour les pièces les plus traditionnelles, on utilise les « anciens » dessins conservés religieusement par l'orfèvre (ou, bien souvent, les images gardées dans la mémoire des orfèvres les plus anciens).

• Fonte
Le métal (or ou argent) est placé dans le creuset qui est chauffé dans la forge à une température d'environ 900 degrés Celsius jusqu'à la fusion. Le creuset est ensuite retiré avec une pince et le métal est versé dans une lingotière en fer qui lui donne la forme d'une barre allongée. La plaque ainsi obtenue est ensuite martelée et étirée jusqu'à obtenir une lame. Le modèle est transféré du dessin à cette plaque, qui est ensuite découpée ou sciée.




• Obtention du fil
Le fil obtenu par fonte et coulée dans une lingotière est battu sur l'enclume, et la première réduction d'épaisseur est réalisée à l'étireuse. Une fois les dimensions souhaitées atteintes, il est profilé à la filière ou au damasquin, jusqu'à une certaine épaisseur, et enfin il est étiré dans les appelés rubis, pièces d'outillage qui ont une largeur supérieure à la filière et qui permettent d'obtenir un fil d'une épaisseur inférieure à 0,2 mm.





• Torsion du fil
On prend deux fils et on les tord à la main, l'opération se terminant entre deux planches. Ensuite, le cordon ainsi obtenu est porté à la forge à une température d'environ 700 degrés Celsius pour recuire, liant les deux fils. Ces fils sont ensuite écrasés par un cylindre, devenant plus légers et laminés et constituant la torsade si importante pour obtenir le résultat final ajouré de la filigrane.





• Obtention du squelette, armature ou ossature
L'armature/squelette définit et délimite les espaces qui seront, ultérieurement, remplis par le fil. Elle est réalisée à partir d'une plaque/bande d'or ou d'argent, obtenue au cylindre, qui lui donne l'épaisseur et la largeur souhaitées et dans laquelle on forme le contour et les nervures intérieures de la pièce, lui conférant la résistance et l'aspect désiré. L'armature/squelette peut être réalisée manuellement ou à l'aide de moyens mécaniques et technologiques (injection, découpe au laser, moules en cire, entre autres).



• Remplissage de la pièce
Remplir une pièce signifie combler les espaces vides de l'armature/squelette avec le fil de la filigrane. Le fil qui remplit les pièces est torsadé comme indiqué précédemment, aplati et aminci afin de s'enrouler en 'SS', spirales et en bobines (Póvoa de Lanhoso) ou 'crespos' (Gondomar), écailles, escargots, coquilles et cornes d'abondance. Pour enrouler le fil, il est fixé dans une pince ou buchela d'orfèvre (à Travassos) et, avec des mouvements rotatifs, on enroule le cordon jusqu'à combler les vides de l'armature. Ce processus de remplissage des pièces, véritable travail artistique, est principalement réalisé par des femmes, dont la légèreté et l'agilité des mouvements, associées à la persévérance et à la patience, rendent possibles ces œuvres de minutie et de dentelle.


• Soudure
On mouille la pièce dans de l'eau ou une sorte de gomme et on verse la soudure sur la pièce (à l'aide de la borrachinha). C'est une opération difficile qui, pour être bien réalisée, requiert beaucoup d'expérience et de dextérité. Le filigraneur soude avec le chalumeau (chalumeau buccal pour les œuvres en or et forge pour l'argent). L'objectif final de cette tâche est d'assembler les différents composants de la pièce sans que la soudure soit visible.





• Façonnage de la pièce
Lorsque la pièce est constituée de plusieurs composants, il est nécessaire de les regrouper, les monter et les sertir. Cette tâche se fait à l'aide d'un marteau, de pinces et d'autres outils, en modelant la pièce et en lui donnant du relief et une touche personnalisée.




• Finitions (blanchiment, brossage et séchage)
Les pièces de filigrane, une fois soudées, deviennent oxydées et sales, et doivent être à nouveau recuites. Pour cela, plusieurs pièces sont placées dans un récipient qui est chauffé à la forge à haute température. Après refroidissement, les pièces sont plongées dans une solution d'eau et d'acide sulfurique bouillante, 3 ou 4 fois, jusqu'à ce qu'elles prennent la couleur de l'argent. La pièce est frottée avec une brosse métallique très fine avec de l'eau et du détergent, jusqu'à ce qu'elle brille, ou est polie à la machine à billes ou à la machine à polir magnétique. Enfin, la pièce est placée au séchoir pour être séchée.



Outils, instruments et équipements utilisés
Outre l'éclairage naturel (presque toujours présent à travers de grandes fenêtres qui éclairent l'espace de l'atelier) et le mobilier de l'atelier où les établis jouent le rôle principal, avec leurs tiroirs et compartiments pour ranger les petits instruments et récupérer les déchets de métal, les outils/instruments utilisés par les filigraneurs sont nombreux mais simples. Il convient de noter que l'inventaire présenté ici est celui de l'outillage (équipements et outils) traditionnel, certains équipements ayant été remplacés par des moyens mécaniques plus efficaces et rapides sans toutefois perdre le caractère artisanal du processus de production (et sans faire obstacle, donc, à la certification des pièces produites).


Pince
– outil en métal dont la fonction est de saisir (attraper et tirer).

Balance – outil indispensable pour peser les différents métaux qui composent les alliages.

Banc à tirer le fil – Banc en bois long, destiné à étirer le fil.

Enclume – Instrument en fer, utilisé pour battre la plaque, perfectionner les pièces et river.

Borrachinha (Gondomar) ou cacifo (Póvoa de Lanhoso) – petite pièce cylindrique, avec un tube latéral, destinée à distribuer la soudure sur les objets à souder.

Burin – Instrument destiné à couper ou graver les métaux.

Creuset – petit récipient en argile réfractaire dans lequel le métal est fondu et qui va à la forge à haute température.

Lampe à pétrole ou à gaz – utilisée pour chauffer les pièces à souder ou à recuire à l'aide du chalumeau buccal.

Chariot à tirer le fil – Utilisé pour, avec une filière ou un damasquin, tirer le fil à l'épaisseur souhaitée.

Cylindre à fils – utilisé pour laminer le fil : le fil est passé dans un laminoir avec des rainures superposées, formant des orifices de diamètre de plus en plus réduit, où les épaisseurs du fil sont réglées.

Enrouleuse et bobine – cylindre en bois sur lequel le fil est enroulé.

Emboutisseuse – pièce en bois ou en acier, de forme cubique ou cylindrique, qui présente à la surface diverses cavités de différentes tailles, de demi-sphère, destinées à donner une forme concave aux plaques découpées.

Brosses – de différents types de matériaux, elles s'adaptent à diverses fonctions : nettoyer les pièces, brosser la table, recueillir la limaille pour le tiroir de travail, brunir les pièces lors des finitions, etc.

Fer à crespo ou bobines – sorte de pince dont les extrémités se rejoignent en cône. Le fil est fixé à l'extrémité, introduit dans l'emboutisseuse (lame avec de petites cavités coniques) et on effectue un mouvement de rotation. On obtient un minuscule cône dont la surface résulte de la courbure progressive du fil.

Filière ou damasquin – plaque d'acier épaisse percée de trous de calibres décroissants, à travers lesquels le fil de métal passe en diminuant son calibre, jusqu'à l'épaisseur d'un cheveu (entre 0,15 et 0,20 mm)

Forge – fourneau utilisé pour ramollir les métaux afin de les fondre et de les modeler à chaud

Lamineur – appareil composé de deux cylindres superposés, entre lesquels on passe la barre de métal qui est ainsi écrasée jusqu'à obtenir une fine lame (« bande »). Peut être manuel (à manivelle) ou électrique.

Lime – outil avec un corps étroit et oblong, en fer ou en acier, utilisé pour polir ou ébarber les métaux. Elles existent en différentes tailles et configurations.

Chalumeau à gaz – source de chaleur utilisée pour souder, chauffer, recuire les pièces

Chalumeau à souffler ou buccal – tube par lequel le filigraneur souffle avec la bouche pour souder la pièce. Placé entre la lampe et la 'piúca', l'orfèvre contrôle la direction et la quantité de feu sur la pièce travaillée.

Machine à billes – machine utilisée pour le polissage des pièces.

Marteau – outil en forme de « T » composé d'un manche en bois et d'une lame en fer ou en acier parallélépipédique, dont une des extrémités forme une pointe. Sert à frapper, aplanir, river et clouer.

Table ou établi d'orfèvre – meuble composé d'une série d'éléments fondamentaux au travail d'orfèvrerie (le plateau est un plateau rectangulaire recouvert d'une feuille d'acier ; généralement avec trois tiroirs – un pour les outils, un autre pour les matériaux de travail et le supérieur pour recueillir toute la limaille issue des pièces limées, sciées ou découpées). Généralement placés près d'une fenêtre pour bénéficier de la lumière naturelle ou sous un rail d'éclairage artificiel.

Pince ou buchela – petite pince utilisée pour travailler/enrouler le fil de la filigrane lors du remplissage, tenir de petites pièces et assembler d'autres. À Póvoa de Lanhoso, la buchela a le double rôle de pince et de coupe.

Plaque réfractaire – plaque de sable pressé servant de support aux opérations de soudure, de recuit et de vitrification de l'émail. Autrefois, on utilisait la 'piúca' ou 'aranhola' et aussi le « testo » (disque en céramique).

Lingotière – moule en fer ou en acier sur lequel l'orfèvre verse l'alliage fondu pour produire la plaque (pour obtenir l'ossature) ou le fil.

Rubis – plaques circulaires métalliques qui supportent la pierre de rubis, avec des trous de très fines épaisseurs, variables. C'est la dernière phase d'amincissement du fil.

Séchoir – a pour fonction de sécher la pièce

Scie ou scie à métaux – instrument tranchant avec une lame dentée en acier.

Tais ou tás – sorte d'enclume. Bloc d'acier à surface plane, sur lequel l'orfèvre travaille (bat la plaque, perfectionne et rive).

Pince – instrument métallique (fer ou acier) de tailles diverses, avec deux extrémités servant à saisir/tenir les pièces. Il existe plusieurs types de pinces selon la fonction : pinces de fonte pour retirer les creusets de la forge, pinces à étirer utilisées au banc à fil, pinces plus petites pour des fonctions de préhension et de pliage du fil.

Ciseaux – utilisés par les rempisseuses (de Gondomar) et dont la fonction est de couper le fil de la filigrane. À Póvoa de Lanhoso, le côté tranchant de la buchela est l'instrument de coupe utilisé.

Source : Ramos, Graça, Cahier des Spécifications pour la certification, 2017